La chasse à la chasse fait bel et bien partie de la panoplie de médias volontiers consensuels (traduire  « dans le sens du vent »), pensés en ville, conçus par des urbains se risquant parfois en terrain exotique, c’est-à-dire à la campagne, comme on dit.

 Le journal quotidien Le Monde, une référence dans le… monde de la presse internationale, consacrait dernièrement (fin novembre 2019) une chronique Planète intitulée « Des animaux en politique ».

Or le titre, globalisant, masque la forêt, hantée et pillée par les chasseurs, suggère le journal…

Le chroniqueur évoque ainsi le statut de l’animal, animal devenu « un enjeu électoral, voué à prendre une place de plus en plus importante ». « Il suffit pour s’en convaincre, poursuit le journaliste, d’observer d’abord la manière dont la chasse est gérée, depuis de nombreuses années, par les gouvernements successifs. »

Cette première salve n’est qu’un hors d’œuvre… « Le contrôle de cette activité échappe à tous les principes qui fondent la vie collective, de la liberté de circuler à la préservation des biens communs, en passant par la protection de la santé publique et le respect de la propriété privée. La chasse fonctionne, en France, selon un régime de dérogations permanentes, multiples et inconditionnelles ».

Pas de doute ! le journaliste a identifié un État dans l’État, une puissance (armée de surcroît !) à l’influence constante et résistant à tous les changements de gouvernement.

Mais s’est-il renseigné sur la législation et l’environnement des normes et obligations régissant la pratique de la chasse ? Sait-il que le chasseur respecte tout un protocole drastiquement réglementaire en matière de territoires, de calendriers, de sécurité, de gestion des espèces ? Sait-il que chaque département met en place un schéma de gestion cynégétique élaboré par chaque fédération départementale, en lien avec l’autorité administrative ?

Sait-il que le nombre d’accidents a baissé et que ceux-ci concernent majoritairement des…chasseurs ? Sait-il enfin que les fédérations mènent des actions de terrain depuis de nombreuses années avec notamment une politique de plantations de haies pour (toute) la faune sauvage ?

Une partialité qui finit par fatiguer…

Le journaliste mêle le parti animaliste  et la chasse tout en indiquant que 80% des Français  rejettent celle-ci « notamment au motif de l’insécurité qu’elle induit pour les promeneurs ». Sans parler de la menace que la chasse fait peser sur la biodiversité, via par exemple les 8000 tonnes de plomb « dispersées dans la nature ».

Cette partialité finit par fatiguer et par insulter l’intelligence, la lucidité, la curiosité et tout sens de l’écoute, de la communication. Les chasseurs sont des hors-la-loi, des brutes sanguinaires à qui on ne demanderait même pas l’heure, des ennemis de la nature et du vivant…

Dans ce monde devenu orphelin de tout bon sens, il est bon, Mesdames et Messieurs les chasseurs, de prendre (ou pas) son fusil et son chien, et d’arpenter monts, vaux et forêts – de bon matin, serein, tous les sens aux aguets, heureux d’apercevoir des animaux, dans une Nature source originelle de toute Culture.

L’essentiel est là.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous devez remplir ce champ
Vous devez remplir ce champ
Veuillez saisir une adresse de messagerie valide.
Vous devez accepter les conditions pour continuer

Menu