Dans un entretien accordé au site Reporterre – animé par Hervé Kempf, ancien journaliste au Monde et qui vient parfois en Lozère – le ministre de la Transition écologique (horrible dénomination technocratique) François de Rugy s’exprime au sujet de trois lobbies ayant pignon sur rue au sein du Gouvernement. Dont la chasse… L’entretien est en date du 17 janvier 2019 et son contenu peut laisser pensif. EDF, Automobile et Chasse s’affichent au Panthéon du lobbying selon le ministre, ancien président de l’Assemblée nationale.

Verbatim

« Le lobby de la chasse existe, il ne s’en cache pas. Il exprime leur (sic) point de vue, il demande à rencontrer les politiques, il a un lobbyiste payé en permanence (en l’occurrence Thierry Coste, NDLR). »

À propos de la chasse à la glu et du piégeage d’oiseaux : « Ceux qui sont contre les chasses traditionnelles me critiquent car je ne l’ai pas interdite purement et simplement. Et les chasseurs m’en veulent parce que j’ai restreint les quotas de prises. »

À une question relative à « la baisse du permis » (sans préciser qu’il s’agit du permis national !) et de l’arrêté prolongeant la période de chasse des oies cendrées, le ministre répond sans… fard : « Contrairement à ce que pensent certains, les politiques ne sont pas soumis aux lobbies pieds et poings liés. Et si on faisait un référendum, il y aurait sans doute une majorité de Français pour interdire la chasse. »

La remarque suivante du journaliste « D’après les derniers sondages, moins d’une personne interrogée sur cinq est favorable à la chasse » appelle ce commentaire ministériel : « Pour autant, faudrait-il l’interdire ? C’est le débat démocratique qui permet de choisir ».

Après lecture de ces propos, le lecteur ne connaît toujours pas la position exacte du ministre quant à la chasse, à ses rôles sociétal, socioéconomique et naturel.

Nonobstant…

Rappelons que la chasse est l’un des acquis majeurs de la révolution française, en réponse à des siècles de servitudes. Rappelons que la plupart des espèces (y compris l’homme !) sont impactées par les activités humaines toxiques… Rappelons que le chasseur est à l’origine de l’humanité et de la considération (au sens premier et fort du terme) de l’animalité.

Toujours est-il que la chasse n’en finit pas d’essuyer des tirs de barrage !

 

 

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