Au-delà de la farandole des acronymes, il s’agit ici d’éclairer et de commenter a minima la future fusion de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage et de l’Agence Française pour la Biodiversité – fusion accouchant de l’Office Français de la Biodiversité.

Fin 2016 est signé le décret de création de l’AFB qui prévoit l’intégration de l’Onema (Office national de l’eau et des milieux aquatiques créé en 2007) dont la flottaison laisse à désirer et qui s’attire les foudres de la Cour des Comptes depuis des années.

La direction de ladite Agence est confiée à des anti-chasseurs, écrivons-le ! , regroupés au sein du Roc (Rassemblement des opposants à la chasse, au moins c’est clair), devenu Humanité et Biodiversité. Une pompeuse appellation qui veut tout dire et rien dire à la fois : l’humanité est-elle soluble dans la biodiversité et réciproquement !?

On pourrait sourire et/ou grimacer humant le fumet de cette tambouille… Mais ledit fumet masque mal une inquiétude, un danger. En effet, l’ONCFS, autrefois financé à 100% par les chasseurs (demain à 40%), est condamné à être absorbé par le futur établissement nommé OFB.

Malgré les rapports conflictuels que l’ONCFS a pu avoir avec le monde cynégétique fédéral, l’articulation et la communication entre les deux entités étaient néanmoins cohérentes

Cette absorption prochaine (prévue le 1er janvier 2020) annonce une influence amoindrie de la chasse au sein de l’Office Français de la Biodiversité. L’OFB va-t-il devenir une sorte de bras armé (sic) d’une écologie sectaire et exclusive ? Ou sera-t-il un outil affûté, pertinent et « œcuménique » au service de la nature (le terme « écologie » finit par agacer…) et de ceux qui s’y immergent et qui y vivent – êtres humains, animaux, végétaux confondus ?

Une chose est d’ores et déjà certaine : l’euphorie ne semble pas présider à la naissance de l’OFB, résultat d’une fusion sans effusion et production de sens.

Nota Bene

-L’Agence Française pour la biodiversité (AFB) a été créée le 1er janvier 2017 par la fusion de l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques (Onema), l’Atelier technique des espaces naturels (Aten), l’Agence des aires marines protégées (AAMP) et les Parcs nationaux de France (PNF). L’ONCFS avait alors refusé d’être intégré.

-L’OFB, dont la création se ferait par ordonnance ( !), devrait assurer et assumer cinq missions : la police de l’environnement et sanitaire, la connaissance, la recherche et l’expertise sur les espèces et les milieux, l’appui à la mise en œuvre des politiques de l’eau et de la biodiversité, la gestion et l’appui à la gestion d’espaces naturels, la mobilisation de la société civile et des acteurs. Ce dernier point est assez flou – y aurait-il un… loup !?

Rendez-vous en 2020 !

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