De tragiques accidents survenus lors de parties de chasse ont dernièrement alimenté la tuyauterie médiatique (télés, journaux, radios, réseaux dits sociaux) et relancé le « débat » sur la chasse dominicale.

Le quotidien Midi Libre a ainsi consacré une page à la question (édition du 30 octobre 2018, titre : « Faut-il avoir peur des chasseurs ? »). André Thérond, président de la FDC48, s’y exprime, sans fioritures ni langue de bois.

Le Cévenol est clair, net, précis, surtout lucide, faisant référence aux formations Sécurité : « Ces accidents ne servent pas de leçons (…) »

Il est vrai qu’en Haute-Savoie l’accident mortel survenu il y a 3 ans (un jogger tué sur les flancs du Semnoz, non loin d’Annecy) avait entraîné une intensification des formations – le tireur en cause avait écopé de trois ans de prison dont un an ferme. En octobre 2018, le jeune chasseur qui a cru tiré sur un sanglier, touchant mortellement un vététiste, avait suivi une formation.

Alors, André Thérond énonce une vérité toute simple, fustigeant ces chasseurs « imprudents, inexcusables » : « Quand on a tiré sans voir, c’est un homicide, pas un accident… »

 Les auteurs doivent être condamnés (FNC)

Même actualité, autre journal, en l’occurrence Le Progrès qui sollicité l’avis de Thierry Coste, « conseiller politique de la Fédération nationale des chasseurs », appellation choisie par le titre lyonnais.

Question : « Vous déclinez toute responsabilité lorsque des accidents surviennent malgré tout ? »

Réponse : « On ne décline rien, on assume. Mais lorsqu’il y a un délinquant, il y a un délinquant. Ce n’est pas pour autant que l’on va décrier l’ensemble de la population des chasseurs parce que l’on a quelqu’un qui s’est très mal comporté. Dans une affaire comme celle de l’homme qui a tué un vététiste, nous allons nous porter partie civile, et l’on souhaite qu’il soit condamné. »

Quant à l’interdiction de la chasse le dimanche (que certains pays européens appliquent, il convient de le préciser), c’est un vieux serpent de mer typiquement français.

André Thérond est un homme pragmatique et ouvert aux utilisateurs de la nature : « Je milite pour le partage de l’espace. »

Alors, en guise de conclusion bien sûr provisoire, il faut dire que l’on (ce « on » désigne l’industrie des médias) parle plus des chauffards criminels, beaucoup moins nombreux (encore heureux) que les millions d’automobilistes respectueux des codes, des usages et des civilités.

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