Chasser signifie consommer le gibier, il s’agit là d’une activité humaine vieille comme l’humanité.Or ledit gibier peut être porteur de maladies pouvant être transmises au consommateur, au mangeur.

Ainsi de la trichine « hébergée » par le sanglier. Petite revue de détails.

La trichine est un minuscule parasite (de 0,8 à 1mm) qui infeste les muscles de Sus scrofa sans que  celui-ci n’en montre le moindre symptôme. Dès lors, seule une analyse effectuée par un laboratoire agréé peut déceler la présence des larves. La trichine peut se transmettre à l’homme qui ingère une viande contaminée. Il existe donc un réel risque alimentaire.

Pour le prévenir, il convient de prendre quelques précautions.

La plus sûre, la plus efficace consiste à faire analyser la langue du sanglier. Soit 20 grammes de langue fraîche, soit une langue entière congelée depuis moins de 30 jours (nouveauté 2018).

Le chasseur doit faire un premier examen et remplir une fiche qu’il envoie (avec la langue) à la Fédération départementale des Chasseurs de Lozère. La Fédération transmet immédiatement l’échantillon au Laboratoire Départemental d’Analyses (LDA 48) et reçoit le résultat sous trois jours – résultat aussitôt porté à la connaissance du chasseur. Entre-temps, la carcasse du sanglier doit reposer en chambre froide.

Cette vérification sanitaire (10 euros l’analyse) est importante d’autant plus que la trichine peut occasionner chez le consommateur, outre vomissements et diarrhées, une grande fatigue, des douleurs musculaires intenses, voire un œdème du visage.

Les chasseurs doivent donc être très vigilants avant de consommer ou de céder la viande de sanglier. Et se souvenir qu’une viande cuite à cœur (74 degrés durant au moins 5 minutes) permet de se prémunir efficacement. Vivent daubes et civets !

 

INFOS PLUS

-La trichine résiste à la congélation. De plus la salaison et la fumaison ne neutralisent pas le parasite invasif. Avant de songer à faire de la charcuterie, des grillades, une seule solution, l’analyse de précaution !

-La consommation au niveau local

La remise de viandes au commerce de détail local (boucherie, restaurant…) est réglementée. Aire de distribution limitée à 80 km auto du point de prélèvement, examen initial obligatoire, recherche de Trichinella obligatoire, à la charge du détenteur, traçabilité obligatoire…

Quant à l’usage domestique, il n’est pas réglementé car il se déroule dans la sphère privé. Néanmoins, l’analyse est recommandée !

La responsabilité des chasseurs est engagée dès lors qu’il cède un morceau de gibier. En aucun cas, il ne doit remettre, à titre gratuit (à un particulier, à une association) ou onéreux (commerces), une viande impropre à la consommation humaine.

Sa responsabilité civile et pénale est engagée !

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous devez remplir ce champ
Vous devez remplir ce champ
Veuillez saisir une adresse de messagerie valide.
Vous devez accepter les conditions pour continuer

Menu